D’après la FAO, un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes dans le monde. Cela représente plus de 5 millions d’enfants morts de malnutrution par année. | Inform’Action

Faim et Malnutrition infantile

 

 

 

3,1 millions

d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de la faim dans le monde, sans compter les millions qui souffrent de malnutrition.

 

Ce qui réprésente près de la moitié (45%) des causes de décès.

 

 

 

La Faim et la malnutrition dans le monde

795 million d’individus souffrent de la faim explique l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Parmi eux, 154,8 millions d’enfants (de moins de 5 ans, ndlr), présenteraient des signes chroniques ou aigus de malnutrition.

La majorité (2/3) des personnes souffrant de sous-alimentation vivent en Asie et dans la Pacifique, tandis qu’une personne sur quatre est sous-alimentée en Afrique subsaharienne.

 

 

 

 

Les conséquences de la malnutrition

 

La malnutrition et la sous-alimentation, en plus de pouvoir entraîner la mort, provoquent également de graves problèmes de santé.

Ainsi, on recense parmi ces problèmes des troubles et retards de croissance, la naissance de bébés au poids trop faible, des carences importantes en vitamines et minéraux pouvant alors causer des maladies importantes et des retards intellectuels.

Aujourd’hui, de nombreux programmes sont destinés à la lutte de la faim dans le monde, mais le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde ne diminue pas assez rapidement.

Un constat qui revêt une plus grande importance encore lorsque l’on sait que les pays développés souffrent d’obésité, parfois due à une surconsommation alimentaire, et que les Français jettent chaque année 20 kilos de nourriture.

 

 

 

La mortalité infantile

 

5 600 000

En 2016, le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans a atteint 5,6 millions, soit le niveau le plus bas jamais enregistré, contre 9,9 millions en 2000 et 12,6 millions en 1990.

-55 %

La mortalité infantile a reculé de 55 % dans le monde entre 1990 et 2016.

Le recul le plus important a eu lieu en Asie de l’Est : 180 000 décès de jeunes enfants de moins de cinq ans ont été enregistrés en 2016 contre 1,45 millions en 1990, soit une chute de 88 % .(source : Banque mondiale)

 

 

Lire aussi :

Sans gaspillage alimentaire, le monde mangerait à sa faim

 

La malnutrition tue encore 100.000 jeunes enfants par an

 

 

Source : D’après la FAO, un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes dans le monde. Cela représente plus de 5 millions d’enfants morts de malnutrution par année. | Inform’Action

 

 

 

Et pourtant….

 

 

Sans gaspillage alimentaire, le monde mangerait à sa faim

795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, alors qu’on gaspille la moitié de la production alimentaire mondiale. Un paradoxe choquant.

Rédigé par Pauline Petit, le 15 Jun 2017, à 13 h 12 min

« Finis ton assiette, il y a tellement de petits Africains qui meurent de faim dans le monde !  » Qui n’a pas déjà entendu une telle assertion en se demandant bien quel était le rapport ? Loin de nous l’idée de faire de tels raccourcis. Les Africains qui meurent de faim ne se nourriront pas des restes de l’assiette du petit Paul. Toutefois, les chiffres de la faim dans le monde et ceux du gaspillage alimentaire peuvent être mis en parallèle pour montrer qu’il y a tout de même quelque chose qui cloche.

Lutte contre la faim : l’agriculture mondiale suffisante pour 9 milliards de bouches ?

Chaque jour, 200.000 personnes de plus ont besoin de se nourrir, et 9 milliards d’habitants sont prévus d’ici 2050. Y’aura-t-il suffisamment de production pour nourrir toute la planète ? Oui, s’il on en croit les experts de la FAO.

Pourquoi alors aujourd’hui, alors que la pression démographique est moindre, 795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, soit 1 personne sur 9 ? Une question d’accès aux ressources et de géopolitique plutôt que d’agriculture, en réalité.

En 2017, la situation est critique dans quatre pays : au Yémen, au Nigeria, en Somalie et au Sud-Soudan, où la famine est déclarée. Dans ces quatre pays, 20 millions de personnes risquent de mourir de faim. En 2017. Pourquoi une telle situation est-elle encore possible ?

Pour deux raisons, expliquées dans la vidéo ci-dessus. Les conflits et l’insuffisance de l’aide au développement de l’agriculture sont les deux principales raisons au déclenchement d’une famine. Des causes humaines donc, qui peuvent être résorbées avec un peu de volonté.

La moitié de la production alimentaire est gaspillée

D’après le rapport Global Food ; Waste Not, Want Not(1)sur les 4 milliards de tonnes d’aliments produits annuellement, presque 2 milliards ne parviennent jamais dans une assiette.

gaspillage faim

Non calibrées ou un peu pourries, des tonnes de pommes finissent chaque année à la poubelle © Malachy666

Les causes sont variées. Dans les pays du Sud, il s’agit plutôt de problèmes liés au stockage et au transport des marchandises. Dans les pays du Nord, une plus grande partie de la nourriture atteint les consommateurs. Toutefois, le comportement de ceux-ci ou les standards trop élevés de la grande distribution amènent une part importante de la nourriture à la poubelle.

Le rapport montre également que le gaspillage alimentaire peut être résorbé dans sa quasi-totalité par des mesures simples : améliorer les chaînes logistiques, sensibiliser les consommateurs, changer les pratiques de consommation…

« La quantité de nourriture gaspillée et perdue dans le monde est stupéfiante, déplore Tim Fox, l’un des auteurs du rapport. C’est de la nourriture qui pourrait être utilisée pour nourrir la population croissante de la planète ainsi que ceux qui ont faim aujourd’hui. C’est également un gaspillage inutile des ressources terrestres, aquatiques et énergétiques qui ont été utilisées dans la production, la transformation et la distribution de ces aliments. »

On peut donc rapprocher sans honte gaspillage alimentaire et faim dans le monde et constater l’ampleur du gâchis. Et on peut agir chacun à son échelle pour diminuer le gaspillage alimentaire… à commencer par son frigo !

source : https://www.consoglobe.com/gaspillage-monde-mangerait-faim-3025-cg

 

Ce gaspillage alimentaire est aussi un gigantesque gaspillage humain :

 

Dans le monde, cinq enfants âgés de moins de deux ans sur six, ne reçoivent pas suffisamment d’aliments nutritifs pour leur âge, ce qui les prive de l’énergie et des apports dont ils ont besoin au stade le plus décisif de leur développement physique et cognitif. C’est ce que révèle un rapport de l’Unicef, publié le 14 octobre dernier.

La malnutrition provoque des lésions irréversibles chez les jeunes enfants

Si la malnutrition concerne aujourd’hui 156 millions d’enfants de moins de cinq ans, une meilleure alimentation permettrait de sauver 100.000 vies par an.

« Ce sont les nourrissons et les jeunes enfants qui ont les besoins en nutriments les plus élevés au cours d’une vie. Cependant, l’organisme et le cerveau de millions de jeunes enfants n’atteignent pas leur plein potentiel en raison d’une alimentation insuffisante », déplore France Bégin, conseillère principale pour la nutrition à l’UNICEF. « À un si jeune âge, la malnutrition entraîne des lésions mentales et physiques irréversibles ».

Les gouvernements invités à agir massivement contre la malnutrition

Les données de l’UNICEF révèlent notamment que, dans les pays pauvres bien sûr mais aussi dans les plus riches, les jeunes enfants reçoivent leurs premières cuillerées trop tardivement (un bébé sur cinq ne consomme pas d’aliments solides avant l’âge de 11 mois) et que la moitié des enfants âgés de six mois à deux ans ne prennent pas le nombre minimum de repas recommandé pour leur âge, ce qui accroît le risque de retard de croissance.

70 % des nourrissons et des jeunes enfants sont considérés comme dénutris, c’est-à-dire qu’ils ne consomment même pas quatre groupes alimentaires parmi les huit catégories de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
d’après l’Unicef

L’Unicef note également que près de la moitié des enfants d’âge préscolaire souffrent d’anémie et que la moitié seulement des enfants âgés de six à onze mois reçoivent des aliments d’origine animale, essentiels pour le développement. À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, l’Unicef encourage les gouvernements et le secteur privé à investir de façon plus massive et plus ciblée pour rendre les aliments nutritifs abordables et accessibles aux enfants les plus pauvres. L’allaitement maternel aussi doit faire l’objet d’un soutien, surtout dans les pays où nourrir son bébé en public demeure controversé.

 

 

Voici ou se trouvent cachés les infirmières et chercheurs qui nous manquent. Des milliards de potentiels inaboutis car camisolés à la naissance et ensuite réduits à la simple activité quotidienne de tenter de se nourrir.

Mais assez parlé… Bientôt la finale de la ligue des champions ! waw ! Pousser une balle dans un champ, en voilà une priorité !

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